CUR NON SUM CHARLIE

 

       Die septimo mensis januari 2015 in Franciâ et exteris nationibus , homines adtoniti in quadris televisionum imagines  in gyro praetereuntes spectabant istius caedis in nomine Allah perpetratae a duobis tromocratis fratribus Kouachi contra hebdomadarium satiricum Charlie Hebdo.

Verus casus belli fuit et strages : 11 homines vitam perdiderunt inter quos 8 membra redactionis hebdomaderii et 11 vulnerati. Postea, diebus 8 et 9 januarii secutus est alius ictus , nonnullis obsidibus captis,  in parvo supermercatu Kasher porta Vincennae : 4 homines necati sunt

     Illico intelleximus istos fanaticos nostros valores delere voluisse et nostrum modum vivendi, nostram libertatem intellectualem et  nostram culturam

Cito hoc dictum emissum est « Carolus sum ». Dictum quod omnia media et retia socialia exceperunt et quod circum totum mundum percurrit. Imagines nobis licuit videre transmissas a nationibus sitis in altera parte mundi ostendentes homines qui ad solidarietatem suam monstrandam titulos porrigebant : « Je suis Charlie »

Sed sic res se habet. Sicut solet  in Francia, hoc dictum quod in initio concordiae expressio esse volebat, illico mutatum  est in « sententiam unicam » cui assentiri perurbane erat 

Vae hoc dictum negare audentibus !! Attamen multi homines, quorum pars sum, misericordes fuerunt et infortunium familiarum miserti sunt . Sed in silentio. Nec titulos neque phaleras « Je suis Charlie »  porrexerunt

     Cur ?  Quia « Je suis Charlie »  significat nos adhaerere consiliis hujus hebdomadarii verbo satiricum sed re vulgare, sectarium,  razista, sexista et scilicet, atheista.

Illa « capita cogitantia » , illi  fulgentissimi intellectuales diurnarii et  gryllographi sinistrarum partium fautores omnia sibi in nomine libertatis Preli aut in nomine creativitatis licere credunt. Libertas sed quo usque ? Nonne dicitur ibi libertatem consistere ubi libertas ceterorum incipit

     Scopus  eorum ?  Jam a  multis decenniis semper eosdem lacessunt , politicos praecipue Frontis Nationalis, clarissimos homines , religiones, et scilicet religionem (contra opinionem solitam) catholicam ,

Tempore Papae Johannis Pauli articulus  in quodam exemplari istius hebdomadarii publicatus est cum titulo « Papa est merda » . Ab istis diurnariis nil mirum. Et videlicet Islam vituperant cum illis inclytis gryllis Mahometi quae ut videtur causa hujus caedis fuerunt;

     Eorum propositum certe est obscurantismum omnium religionum et etiam  nonnullorum placitorum politicorum denuntiare. Re verâ, ipsi sunt obscurantistae qui nec controversiam neque censuram patiuntur, quia pertinent ad motum intellectuale et creativum qui eis licentiam omnia lacessere praebet nec eis curae est injuriarum et maleficiorum factorum. Eorum articuli  et delineamenta  odia movent (et nihil dicam  de verbis scatologicis)

      Si quis audet articulum aut delineamentum destringere aut reprehendere, probra ingeruntur : « reactionarii, sectarii, catholice, veterum morum tenax, burguensis, pusillanime, tu qui tantum primum gradum tenes !! »

 

Quid sit hic secundus gradus  num quis mihi explanare potest ?

 

     Censura et satira sunt partes nostri cultus civilis et ad democratiam res necessariae sunt. Delineamenta satirica et censura semper extiterunt. Saeculis XVII° et XVIII° publicati sunt libelli et delineamenta satirica. Regimen libellos Poetae Scarron formidebatur et XIX° saeculo delineamenta Daumier ferocissima erant

   In Francia alter optimus hebdomadarius satiricus extat qui errores nostrorum moderatorum denuntiat « Catenatus Anas » Scripta compositione levi, jucundâ et facetâ sunt et grylli optimi. Hâc de causa raro in judicium vocantur Charlie Hebdo contra in jus trahi solet. Quia nimis est nimis !!!

 

      Si dictum « Je suis Charlie » dictum solidarietatis esse voluit , ratione habita naturae istius hebdomadarii hoc dictum perverse electum est

Et non sola Hac de causâ non sum nec umquam « Charlie ero »

sum quae sic censeam.  Nam pro certo habeo nos plurimos esse qui negemus nos esse Charlie

                                                                                 GENOFEVA WOLFF

                                                                 POURQUOI JE NE SUIS PAS CHARLIE

     Le 7 janvier 2015, La France et l'étranger, pétrifiés, regardaient défiler en boucle sur leurs écrans de télévision les images de l'attentat perpétré au nom d'Allah par deux terroristes, les frères Kouachi, contre l' hebdomadaire satirique CHARLIE HEBDO. Véritable acte de guerre et un massacre. 11 personnes ont perdu la vie dont 8 membres de la rédaction et onze blessés. S'ensuivit les 8 et 9 janvier l'attaque, avec prise d'otages, d'une supérette Cashère  porte de Vincennes. Bilan : 4 personnes tuées.

Nous avons  immédiatement compris que ces fanatiques ont assassiné  nos valeurs, notre mode de vie, notre liberté intellectuelle, notre créativité,  notre culture;

     Rapidement un slogan est lancé : « Je suis Charlie ». Ce slogan relayé par les médias, les réseaux sociaux a fait le tour du monde et nous avons pu voir des images retransmises de pays situés à l'autre bout de la planète montrant des gens brandissant des pancartes « Je suis CHARLIE », en signe de solidarité.

     Mais seulement voilà.  Comme toujours en France, ce slogan qui s'est voulu  solidaire  a été immédiatement transformé en « pensée unique » à laquelle il est de bon ton d'adhérer. Gare à celui qui ose contester ce slogan. Et pourtant, beaucoup de gens, dont je fais partie ont été à l'écoute, et ont pris part au chagrin des victimes et à leur famille. Sans bruit. Sans exhiber de pancartes ou badges « Je suis CHARLIE »

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     Pourquoi ? Parce que nous considérons que « Je suis CHARLIE » signifie que nous adhèrons aux idées de cet hebdomadaire soi-disant satirique, mais surtout d'une grande vulgarité, sectaire, raciste, sexiste et, bien sûr cela va de soi, athée. Les têtes « pensantes »,   « brillants intellectuels »,  journalistes et caricaturistes de gauche  de cet hebdomadaire, se croient absolument tout permis au nom de la liberté de la presse ou de la liberté tout court ou de la créativité. La liberté oui, mais jusqu'à quel point ? Ne dit-on pas que sa propre liberté s'arrête là où commence celle des autres ?   

     Leurs cibles ?  Toujours les mêmes depuis des décennies : les politiques (en tête le FN) ,  les personnes célèbres, les religions, avec au premier plan  contrairement aux idées reçues, la religion catholique. A l'époque de Jean-Paul II dans un de leur hebdomadaire un article a été écrit sur le Pape où l'on a pu lire : « Jean-Paul II c'est de la m... ». De la part de ces journalistes, rien d'étonnant. Et,  bien sûr, l' ISLAM avec les fameuses caricatures de Mohamet qui, semble-t-il, ont été le moteur  de l'attentat dont ils ont été victimes.

     Leur objectif, louable certes, est de dénoncer l'obscurantisme des religions ou de certains courants politiques. L'ennui est qu'ils sont eux-mêmes obscurantistes dans le sens où ils ne supportent absolument pas la critique ni la controverse, en vertu de leur appartenance à une mouvance dite intellectuelle et créative  les autorisant à faire tout et n'importe quoi sans se soucier le moins du monde des dégâts qu'ils peuvent provoquer. Leurs articles et dessins sont haineux sans parler de leur vocabulaire scatologique. Si quelqu'un ose critiquer ou faire des remarques sur tel ou tel dessin ou article, « les noms d'oiseau » fusent : réac, sectaire, catho, ringard, bourge, étriqué, comprend au premier degré.

 

 En  quoi consiste le second degré ? Merci de me l'expliquer.

La critique, la satire font partie de notre culture et sont nécessaires à la démocratie. Les dessins satiriques et les critiques ont toujours existé. Aux XVIIème et XVIIIème il y a eu les pamphlets, les libelles et aussi des dessins satiriques. Au XVIIème les pamphlets du poète SCARON sont redoutés par le pouvoir, au XIXème les dessins d'Honoré DAUMIER  particulièrement féroces.

     En France, nous avons un très bon  hebdomadaire satirique qui dénonce sans sourciller les dérives de nos gouvernants : Le Canard Enchaîné.  Les textes sont écrits dans un style léger, fin et amusant  et leurs caricatures excellentes. Ils se font d'ailleurs rarement « tapé  sur le bec » quand Charlie Hebdo est régulièrement renvoyé devant les tribunaux. Parce que trop c'est trop.

Si le slogan « Je suis CHARLIE » a voulu être un slogan de solidarité, en raison de la nature de l'hebdomadaire ce slogan a été mal choisi.

Voilà pourquoi je ne suis pas et ne serai jamais « CHARLIE »

Je ne suis pas la seule à penser ce que je viens d'écrire. Non, nous ne sommes pas tous « CHARLIE »

 

Geneviève Wolff